David Servan-Schreiber, s’est éteint à l’age de 50ans dimanche 24 juillet à 22h00 à l'hôpital des Hautes Falaises à Fécamp, en Seine-maritime, près de la demeure familiale de Veulettes-sur-Mer.
Né le 21 avril 1961 à Neuilly-sur-Seine, il était le fils de Sabine et de Jean-Jacques Servan-Schreiber, ancien président du Parti Radical.Médecin et docteur es sciences français, il fut chargé de cours à l' Université de Lyon I et enseignait comme professeur de psychiatrie clinique à l'Université de Pittsburgh. Sa carrière de praticien clinique au Canada et aux Etats-Unis a duré de 1983 à 2002
Il entame en 1978 des études de médecine à Paris qu’il achève au Québec à l'Université Laval en 1984 avant de se spécialiser en psychiatrie à l’université Mc Gill de Montréal. En 1990, il obtient un des premiers doctorats américains de neurosciences cognitives avec une thèse sur « les mécanismes neurobiologiques de la pensée et des émotions » sous l'égide du prix Nobel Herbert Simon.
Neuropsychiatre de renommée internationale, il était connu comme l’auteur des best-seller "Guérir", publié en 2003, et "Anticancer", en 2007, ouvrages vendus à plusieurs millions d’exemplaires et apportant une approche novatrice de la guérison du cancer.
Faisant part de son expérience et des traitements qu’il a suivis, il évoque l'importance, essentielle d'après lui, des défenses naturelles du corps contre le cancer en complément des méthodes conventionnelles. "Anticancer", sera traduit en 40 langues et vendu dans le monde à plus d'un million d'exemplaires. Il participait régulièrement à la revue Psychologies Magazine.
David Servan-Schreiber était aussi un homme de combats humanitaires. En 1991, Il se rend en Irak avec Médecins Sans Frontières en tant que médecin et pédiatre volontaire. Il participe à la fondation de Médecins sans frontières USA dont il sera membre du conseil d'administration de 1991 à 2000. Il ira ensuite au Guatemala en 1996, en Inde à Dharamsala en 1997, au Tadjikistan en 1998 et au Kosovo en 1999. Il participe à l'organisation de services d'urgence médico-psychologiques adaptés à la prise en charge des syndromes post-traumatiques affectant tant les civils que les soignants sur le terrain.
Atteint d’un cancer en 1992, il s’est battu jusqu’au bout de ses forces contre une grave rechute survenue en 2010. Dans cette nouvelle épreuve, il avait écrit "On peut se dire au revoir plusieurs fois", un petit livre à l’écriture forte et personnelle dans lequel il se livrait sur son combat contre la maladie.
Un hommage lui sera rendu mercredi 27 juillet à 17h30 en l’église Saint-Eustache (Forum des Halles)
Dans cette difficile épreuve, la Fédération des Hauts-de-Seine du Parti Radical et le comité de Neuilly-Puteaux adressent à sa mère Sabine, son fils Sacha, son épouse et ses frères, ses plus sincères condoléances.
Bernard GAHNASSIA Stéphane LEONI
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