« juin 2011 | Accueil | septembre 2011 »
David Servan-Schreiber, s’est éteint à l’age de 50ans dimanche 24 juillet à 22h00 à l'hôpital des Hautes Falaises à Fécamp, en Seine-maritime, près de la demeure familiale de Veulettes-sur-Mer.
Né le 21 avril 1961 à Neuilly-sur-Seine, il était le fils de Sabine et de Jean-Jacques Servan-Schreiber, ancien président du Parti Radical.Médecin et docteur es sciences français, il fut chargé de cours à l' Université de Lyon I et enseignait comme professeur de psychiatrie clinique à l'Université de Pittsburgh. Sa carrière de praticien clinique au Canada et aux Etats-Unis a duré de 1983 à 2002
Il entame en 1978 des études de médecine à Paris qu’il achève au Québec à l'Université Laval en 1984 avant de se spécialiser en psychiatrie à l’université Mc Gill de Montréal. En 1990, il obtient un des premiers doctorats américains de neurosciences cognitives avec une thèse sur « les mécanismes neurobiologiques de la pensée et des émotions » sous l'égide du prix Nobel Herbert Simon.
Neuropsychiatre de renommée internationale, il était connu comme l’auteur des best-seller "Guérir", publié en 2003, et "Anticancer", en 2007, ouvrages vendus à plusieurs millions d’exemplaires et apportant une approche novatrice de la guérison du cancer.
Faisant part de son expérience et des traitements qu’il a suivis, il évoque l'importance, essentielle d'après lui, des défenses naturelles du corps contre le cancer en complément des méthodes conventionnelles. "Anticancer", sera traduit en 40 langues et vendu dans le monde à plus d'un million d'exemplaires. Il participait régulièrement à la revue Psychologies Magazine.
David Servan-Schreiber était aussi un homme de combats humanitaires. En 1991, Il se rend en Irak avec Médecins Sans Frontières en tant que médecin et pédiatre volontaire. Il participe à la fondation de Médecins sans frontières USA dont il sera membre du conseil d'administration de 1991 à 2000. Il ira ensuite au Guatemala en 1996, en Inde à Dharamsala en 1997, au Tadjikistan en 1998 et au Kosovo en 1999. Il participe à l'organisation de services d'urgence médico-psychologiques adaptés à la prise en charge des syndromes post-traumatiques affectant tant les civils que les soignants sur le terrain.
Atteint d’un cancer en 1992, il s’est battu jusqu’au bout de ses forces contre une grave rechute survenue en 2010. Dans cette nouvelle épreuve, il avait écrit "On peut se dire au revoir plusieurs fois", un petit livre à l’écriture forte et personnelle dans lequel il se livrait sur son combat contre la maladie.
Un hommage lui sera rendu mercredi 27 juillet à 17h30 en l’église Saint-Eustache (Forum des Halles)
Dans cette difficile épreuve, la Fédération des Hauts-de-Seine du Parti Radical et le comité de Neuilly-Puteaux adressent à sa mère Sabine, son fils Sacha, son épouse et ses frères, ses plus sincères condoléances.
Bernard GAHNASSIA Stéphane LEONI
Rédigé à 14h41 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé à 12h52 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Années 50-60 : les racines.Jean-Louis Borloo est né le 7 avril 1951 à Paris. Son grand-père maternel était ouvrier chez Citroën, sa grand-mère paternelle, d’origine bretonne, était domestique, et sa mère d’origine corse a été présidente des Fédération française des équipes Saint-Vincent-de-Paul. Son père Lucien, autodidacte, obtient la Croix de Guerre dans les Commandos en 39-45.
Scout durant de nombreuses années, ses camarades remarquent surtout son côté débrouillard et son sens de l’organisation et de l’entraide. Durant son adolescence, il se passionne très tôt pour la philosophie et l’histoire, en parallèle d’une profonde passion pour la mer. Il accomplira cependant son service militaire dans l’aviation.
Marié depuis 2005 à Béatrice Schönberg, il est le père de quatre enfants.
Dans un éclectisme atypique pour l’époque, après une année d’hypokhâgne décidée par son lycée, Jean-Louis Borloo obtient une double licence en droit et en philosophie, puis des licences en histoire et en sciences économiques. Obtenant le MBA de HEC-ISA, il passe par l’université de Manchester en programme d’échange. Jean-Louis Borloo obtient le diplôme du barreau de Paris au début des années 80.
Devenu avocat au barreau de Paris, Jean-Louis Borloo fonde un cabinet spécialisé dans le sauvetage des entreprises en difficulté, en particulier les petites et moyennes entreprises. Ces dernières font très vite fortement appel à ses services du fait de sa double expertise en droit et en finance : à l’époque, un tel cumul n’est pas encore entré dans les mœurs, de sorte que la norme est encore de distinguer strictement le droit, relevant de l’avocat, de la finance, relevant de l’expert-comptable. Il se forge une réputation de rigueur méthodologique et de soin du détail qui amènera sa clientèle à parler de « méthode Borloo, » marque de fabrique inspirée de la démarche scientifique qui se retrouvera dans son engagement politique. Le Conseil de l’Ordre débattra d’ailleurs de l’acceptabilité de sa politique hétérodoxe de recrutement, consistant à s’entourer de jeunes ingénieurs.
Ses clients lui demandent tout à la fois de préserver leur société, de protéger leur situation financière personnelle et de préserver l’emploi de leurs salariés, démarche globale dont il conservera l’esprit comme ministre de la Cohésion sociale. Jean-Louis Borloo développe une expertise de haut niveau dans la recherche de financements pour les entreprises, au point d’enseigner le sauvetage des entreprises en difficulté à l’ISA. Il publie à cette époque « le Guide pratique de subsidologie », consacré aux méthodes utilisées pour ces démarches et co-écrit avec son confrère Gérard Proutheau.
De nombreuses entreprises clientes de son cabinet sont implantées dans le Valenciennois, ancienne région phare de la sidérurgie et du textile frappée par la désindustrialisation. Jean-Louis Borloo compte alors parmi ses relations professionnelles le syndic de l’USVA, club de football de Valenciennes ayant connu son heure de gloire dans les années 60 avec deux troisièmes places en première division du Championnat et deux demi-finales de la Coupe de France. Le club étant menacé d’une liquidation imminente, elle lui demande de trouver en urgence un repreneur : à 35 ans, il décide d’être ce repreneur et en devient président.
Motivé d’abord par le fait que le club soit un levier d’insertion pour les trois cents jeunes de cette région sinistrée qui participent à ses activités, Jean-Louis Borloo redresse sa situation financière et recrute comme entraîneur Georges Peyroche, ancien joueur de l’équipe de France. Alors que l’USVA s’orientait en 1986 à la fois vers la liquidation et la descente en National 1, le club frôle deux fois le retour en première division et les sponsors reviennent.
Frappé par la crise profonde que traverse la région et sollicité par nombre de Valenciennois, Jean-Louis Borloo décide à 38 ans de s’engager aux élections municipales. Se présentant sans étiquette, il compose sa liste d’habitants sans engagement politique antérieur et représentatifs de la diversité de la ville, du chirurgien au chômeur en passant par le boucher. C’est à cette époque qu’il écrit le Val des Cygnes, roman autobiographique décrivant son engagement de plus en plus profond à Valenciennes au travers de ses rencontres : il déclarera plus tard sur le plateau de France 2, le jour de ses 60 ans, que Valenciennes « l’a sauvé, ».
Focalisant sa campagne sur les problèmes concrets de la population, son implication directe dans un effort collectif et la recherche de solutions innovantes, il impulse une émulation et un enthousiasme collectif dont la persistance sera le principal levier de son action de maire. La confrontation avec les forces politiques installées de longue date est particulièrement dure, ces dernières se coalisant de facto contre lui au fur et à mesure de sa progression dans les sondages. Créditée de 6% d’intentions de vote quatre mois avant le scrutin et annoncée à 24% la veille du premier tour, sa liste atteindra 45% au premier tour et 76% au second. En 1995 et en 2001, toujours sans étiquette, il sera réélu au premier tour avec plus de 63% des voix.
Elu peu de temps après député européen comme partenaire indépendant de la liste UDF de Simone Veil, Jean-Louis Borloo obtient que les trois arrondissements du Nord comptent parmi les plus aidés par les fonds structurels européens à partir de 1993. Plus largement, il développe une stratégie de financements multiples des projets de la ville et y forme son équipe municipale, générant de nouvelles marges de manœuvre.
Ayant déjà fédéré les habitants de Valenciennes par-delà les clivages traditionnels, il s’attache à rassembler les communes de la région valenciennoise, en s’appuyant sur un rassemblement transpartisan allant des élus de droite jusqu’aux élus communistes. Avant la loi rendant progressivement ces dispositifs obligatoires, il innove en rassemblant ces communes dans l’Association pour le Développement du Valenciennois, prélude à la future Communauté d’agglomération de Valenciennes-Métropole dont il sera élu président à la quasi-unanimité, toutes tendances politiques confondues. Il conservera d’ailleurs cette fonction une fois ministre jusqu’en 2008.
Faisant le pari de l’intégration par la culture, Jean-Louis Borloo crée un festival du film d’action et d’aventure et fait construire le théâtre Le Phénix, qui obtient le label de scène nationale. Il fait également réhabiliter le musée des Beaux-Arts, deuxième collection au monde de peintures flamandes après le Louvre, et lui fait ajouter une crypte archéologique.
Il encourage la création numérique et l’équipement de la commune en nouvelles technologies, à tel point que Valenciennes devient la première ville numérique de sa région.
Parallèlement, Jean-Louis Borloo lance un programme de grands travaux baptisé Cœur de Ville, ignorant encore qu’il s’agit du laboratoire de sa future politique de rénovation urbaine. Bâti sur l’idée de redessiner les quartiers et de repenser la vie de leurs habitants plutôt que sur les seuls objectifs de quantité d’habitat, et faisant le pari qu’il est possible de construire du beau même pour les logements des plus défavorisés, ce programme prévoit notamment davantage de logements en résidence, dont une part de logements sociaux, et la reconstruction totale du centre de Valenciennes, le Centre Place d’Armes. Ces travaux seront achevés en même temps que ceux installant un tramway, en 2006.
De bout en bout, ses politiques sont caractérisées par l’implication directe des habitants, tout particulièrement de la société civile locale, et par le souci de former ses équipes à des méthodes de réforme innovantes. En 1996, le magazine Le Point le classe parmi les quinze meilleurs maires de France : décidant de le ranger dans la catégorie des maires de droite bien qu’il soit sans étiquette, il l’y classe premier. En déclin démographique depuis les années 60, Valenciennes repasse la barre des 40.000 habitants dans les années 90.
Sa vision, sa méthode et sa capacité à créer l’élan ont été le moteur du dynamisme pérenne du valenciennois jusqu’à ce jour.
Publiant avec Daniel Carton De l’Oxygène !, livre d’entretiens avec Daniel Carton, journaliste au Monde, Jean-Louis Borloo donne ce nom à la liste sans étiquette qu’il décide de présenter aux élections régionales dans le Nord pour le Nord-Pas de Calais. Il obtient 12.5% des voix et fédère autour de sa candidature à la présidence un « noyau dur de rénovation » d’élus de sa liste indépendante, d’élus écologistes, et de renforts venus de la droite comme de la gauche. Lors du vote des conseillers régionaux, il refuse cependant de remporter la présidence avec les voix des élus du FN, ce qui permet à la candidate soutenue par la gauche, moyennant un complexe chassé-croisé de ralliements, de l’emporter.
En 1998, il sera à nouveau tête de liste dans le Nord pour les élections régionales. Cette fois candidat de l’UDF, il bat la liste de droite RPR-DL et se classe second derrière la liste de gauche sortante. L’alliance du centre et de la droite ne pouvant pas emporter la présidence de la région sans accepter les voix des élus du FN, il ne présente pas sa candidature.
Elu sans étiquette député de la 21e circonscription du Nord, réélu en 1997 et en 2002, Jean-Louis Borloo est notamment vice-président de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République. En 1998, il participe à la commission d’enquête parlementaire sur l’activité et le fonctionnement des tribunaux de commerce.
En 2000, il est avec Gilles de Robien le seul député de l’opposition à approuver la proposition de loi des Verts visant à accorder le droit de vote aux étrangers non issus de l’Union européenne lors des élections municipales. Adoptée par l’Assemblée nationale, le Sénat refusera de l’inscrire à son ordre du jour.
Jean-Louis Borloo cofonde Génération Ecologie en 1990, notamment aux côtés de Brice Lalonde, Haroun Tazieff et Noël Mamère. Au fil des ans, il se rapproche de l’UDF : déjà participant indépendant à la liste de Simone Veil pour les élections européennes de 1989, député apparenté à la formation en 1997, il décide d’adhérer en 1998 à la Nouvelle UDF et en devient porte-parole en 2001.
Dans le contexte du 21-Avril, il soutient Jacques Chirac au second tour de l’élection présidentielle. Appelé à entrer au gouvernement au ministère de la Ville, probablement du fait de son bilan sur le terrain à Valenciennes, il décide de quitter l’UDF pour l’UMP. Dès 2005, il choisit d’affirmer davantage sa sensibilité centriste au sein de la majorité en quittant l’UMP pour le Parti Radical, parti associé à l’UMP dont il devient co-président, puis président en 2007.
Avant son entrée au gouvernement, Jean-Louis Borloo avait publié Un homme en colère, livre décrivant le parcours du combattant que représente la multitude d’organismes auprès desquels il a fallu, comme maire, constituer de multiples dossiers et entreprendre des démarches redondantes, au point de créer une complexité et des paralysies qui ralentissent ou bloquent la rénovation urbaine sur le terrain.
Nommé ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine, Jean-Louis Borloo fait voter le 1er août 2003 la loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine dite « loi Borloo » qui redéfinit considérablement la politique de la ville tout en s’inspirant des méthodes de Valenciennes. La feuille de route s’articule autour d’axes majeurs: - la rénovation urbaine avec la création d'un programme national de grande ampleur qui prévoit de profondément rénover le parc de logement locatif social, en construisant et réhabilitant afin de scinder les grands ensembles en plusieurs entités indépendantes et résidentialisées (création de formes d’habitat nouvelles : petits collectifs, maisons de ville), afin surtout d’améliorer la qualité de vie des habitants et l’image de leur quartier et ce au moyen d'un nouvel outil de financement, l'Agence nationale de rénovation urbaine ANRU, grand « guichet unique » destiné à centraliser la réception des dossiers et les financements et de traiter beaucoup plus vite les demandes pour les quartiers les plus défavorisés. Il entreprend à cette fin un profond travail de négociation avec les partenaires sociaux et les acteurs du logement social, tout particulièrement les organismes HLM dont il obtient qu’une partie des financements rejoigne celui de la nouvelle agence. -S’y ajoutent une accélération du développement économique des quartiers de la politique de la ville avec l’ajout de 41 nouvelles zones franches urbaines et des incitations fiscales accrues pour l’installation des entreprises, ainsi que la création d'un Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS). -Enfin, la procédure de rétablissement personnel inspirée de la faillite civile d’Alsace Moselle (offrant une seconde chance aux personnes surendettées du fait d’un « accident de la vie » tel que chômage, veuvage, divorce ou maladie).
Puis, en tant que ministre du Travail et de la Cohésion sociale, partant du constat que trop longtemps avait prévalu une approche cloisonnée et morcelée des problèmes, Jean-Louis Borloo met en place un plan de cohésion sociale en 20 programmes qui sera largement soutenu par les parlementaires de la majorité mais aussi de l’opposition, le but de ce plan étant d’agir simultanément sur tous les leviers capables d’endiguer l’engrenage mettant en péril la cohésion du pays (chômage persistant de longue durée, chômage des jeunes, accroissement du nombre d’exclus, crise du système éducatif à certains endroits, crise du logement, délitement des quartiers défavorisés, discrimination..). Etait adoptée au travers de ce plan une démarche inédite consistant à traiter ensemble les grands problèmes autour des trois piliers fondamentaux que sont : l’emploi , l’accès au logement et l’égalité des chances.
En matière d’emploi, son plan revalorise et aide financièrement la formation en alternance et l’apprentissage, crée des passerelles d’accès à l’emploi public pour les plus défavorisés, soutient la création d’entreprises par des chômeurs, et crée de multiples nouveaux contrats aidés ciblés, dont le contrat d’avenir. Jean-Louis Borloo lancera aussi l’idée de simplification des contrats aidés existants pour les personnes en difficulté dans le but que les bénéficiaires de minima sociaux exercent une activité ou se forment en contrepartie d'un revenu revalorisé. Ce mécanisme, qui veut pour l'essentiel faire revenir les personnes les plus éloignées de l’emploi en entreprise, avait été mis en place sous le nom de « programme Jéricho » à Valenciennes dès 1993 ; ce sera un dispositif précurseur du RSA activité mis en place en 2009. L'esprit est le même : rompre avec la culture d'assistanat.
Enfin, Jean-Louis Borloo encourage également le service à la personne grâce au chèque emploi service universel, qui génère un nombre considérable de nouveaux emplois et en fondant l’Agence des Services à la personne.
En matière de logements, il relance la construction massive de logements sociaux, mobilise le parc privé pour y installer des logements privés à loyer maîtrisé, et crée de nouvelles places d’hébergement d’urgence avec des conditions d’accès facilitées qui préfigurent le droit au logement opposable. De nombreux dispositifs sont toujours en vigueur comme par exemple le dispositif dit ‘’Borloo populaire’’ publié en aout 2006, mesure d’incitation fiscale destinée à favoriser l’investissement immobilier locatif social.
En matière d’égalité des chances, le plan dont sera issu une loi, dote l'action publique d'instruments adaptés aux nouveaux besoins : Jean-Louis Borloo crée des équipes de réussite éducative pour accompagner les enfants en grande fragilité dès la maternelle, des guichets uniques d'accueil pour les bénéficiaires de droits sociaux, il réforme la dotation de solidarité urbaine pour la cibler sur les territoires les plus en difficulté. Enfin, il crée une autorité indépendante, la Halde chargée de lutter contre toute forme de discrimination.
En matière d’intégration, il fusionne les services de l’Office des migrations et ceux du SSAE pour créer l’agence nationale de l'accueil et des migrations ; puis la loi de cohésion sociale, pour fédérer les moyens humains à l’instar de l’agence de rénovation urbaine, fonde l'agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances.
Ministre d'État, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire puis de la Mer, numéro 2 du Gouvernement, Jean-Louis Borloo est à la tête du premier grand ministère transversal du développement durable. Au-delà de cette appellation, il est également en charge des secteurs des transports, du logement, de l’urbanisme, des technologies vertes et des négociations climatiques. Sous son impulsion, la création et la mise en mouvement de ce grand ministère conduit à une véritable réforme de l’Etat, avec la fusion de nombreuses directions et leur réorganisation autour de grands domaines transversaux.
Jean-Louis Borloo orchestre le « Grenelle de l’environnement », vaste processus totalement inédit de démocratie participative réunissant toutes les parties prenantes de façon équilibrée : Etat, élus des territoires, associations de protection de l’environnement, représentants des employeurs et agriculteurs, représentants des salariés. A l’issue de 4 mois de travaux intenses au sein de 8 groupes de travail, de 19 « Grenelle régionaux », de nombreuses consultations d’organismes divers et des forums de discussion sur Internet, il négocie avec les parties prenantes un ensemble de 268 engagements pris de façon consensuelle pour contribuer à modifier le modèle de développement de la France en vue de le rendre plus soutenable et précurseur dans de nombreux domaines. Dans la foulée, 34 chantiers opérationnels sont lancés pour favoriser leur mise en œuvre. Tous les champs sont concernés : bâtiment, énergie, recherche, transport, urbanisme, biodiversité et ressources naturelles, mer, agriculture, santé-environnement, déchets, consommation, éducation, gouvernance, etc… Nombre de ces engagements trouvent leur traduction dans les lois de finances dès la LFR 2007 et dans différents textes législatifs sur les OGM ou la responsabilité environnementale, mais surtout dans les deux grandes lois emblématiques Grenelle 1 (votée à la quasi-unanimité des parlementaires des deux chambres : 838 « pour » et 4 « contre ») et Grenelle 2. Dans l’ordre constitutionnel, le Conseil Economique et Social devient Conseil Economique et Social et Environnemental.
En 2009, il lance et conduit avec le même succès le « Grenelle de la mer » qui implique très fortement toutes les collectivités d’Outre-mer et débouche sur 137 engagements pris par les parties prenantes.
L’action ainsi conduite dans un cadre nouveau et selon un processus novateur a sérieusement engagé la mutation de la France vers un modèle de développement durable articulé autour d’une économie et une croissance « vertes ». Elle a aussi permis à la France, lors de sa présidence de l’Union Européenne, de convaincre les « 27 » d’adopter le « paquet climat-énergie » et sa règle des « 3x20 » à l’horizon 2020 (20% de réduction des émissions de gaz à effet de serre, 20% d’énergies renouvelables et 20% de gain d’efficacité thermique). Cet accord reste à ce jour et en la matière, le seul accord ambitieux et contraignant dans le monde. Le crédit ainsi acquis et l’action diplomatique intense conduite tout au long de l’année 2009 par Jean-Louis BORLOO, avec notamment la promotion de son « Plan Justice-Climat » fondé sur la solidarité entre pays riches et pays pauvres et le développement des énergies renouvelables dans les pays les moins avancés, a permis à la France de jouer un rôle majeur au sommet de Copenhague en décembre 2009 et par la suite dans les négociations relatives à la protection des forêts tropicales ainsi que dans l’obtention de la décision des Nations Unies de créer l’IPBES, le « GIEC de la biodiversité » (Nagoya - octobre 2010), pour œuvrer à la sauvegarde de la biodiversité et des espèces menacées et au partage des avantages liés aux ressources génétiques.
Le choix politique du Président de la République ne s’étant pas porté sur le projet de gouvernement de Jean-Louis Borloo, celui-ci, tout naturellement décline son maintien au sein du Gouvernement.Il entame un rapprochement avec les sensibilités de la majorité ne se reconnaissant plus suffisamment dans la ligne gouvernementale.
En 2011, les premières sensibilités rassemblées obtiennent le retrait du projet de déchéance de la nationalité préparé par le gouvernement. Par la suite, interrogé quant au débat sur la laïcité, il affirme que « la laïcité ne doit pas être comme un revolver braqué sur l’islam » et appelle à cesser de stigmatiser l’islam de France. Le lendemain de la poussée du FN au premier tour des élections cantonales, au nom de ces mêmes sensibilités, il refuse la position ‘‘ni FN ni PS’’ de Nicolas Sarkozy et appelle à faire barrage au FN y compris en votant PS en cas de duel entre ces formations, déclarant qu’« il y a des moments où il ne peut pas y avoir d’ambiguïtés. »
Jean-Louis Borloo est l’invité de la dernière de l’émission politique A vous de juger, sur France 2, où il évoque pour la première fois la perspective d’une candidature à l’élection présidentielle de 2012 le jour même de son soixantième anniversaire.
Jean-Louis Borloo crée l’Alliance Républicaine Ecologiste et Sociale.
Jean-Louis Borloo a été l'initiateur et le créateur de L'ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) avec comme l'objectif suivant : Redonner toutes leurs chances aux quartiers fragiles. C'est le chantier du siècle !
Transformer de manière durable les quartiers les plus en difficulté de notre pays, leur donner une nouvelle chance, améliorer en profondeur les conditions de vie des habitants qui y vivent, près de quatre millions, c’est l’ambition du Programme National de Rénovation Urbaine.
Quartiers périphériques ou de centre-ville, ils ont longtemps été délaissés ; ils concentrent des difficultés urbaines, sociales et économiques. Grâce à des moyens d’une ampleur jamais égalée, la rénovation urbaine pilotée par l’ANRU est en train de changer le visage des quartiers. Une nouvelle attractivité est possible, un nouvel espoir pour tous ceux qui y vivent et qui y travaillent.
Défini par la loi n° 2003-710 du 1er août 2003 d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, le Programme National de Rénovation Urbaine est le « chantier du siècle » initié par Jean-Louis Borloo :
Les vidéos ci-contre montrent des exemples de témoignages d'habitants des zones concernées et d'acteurs des rénovations qui y ont été effectuées.
Rédigé à 21h41 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé à 17h05 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Pour cette 1ère Université d’été de la nouvelle Alliance républicaine, écologiste et sociale, nous avons le plaisir de vous accueillir à la Grande Motte, les 10 et 11 septembre prochains.
Occasion de se retrouver autour de Jean-Louis Borloo, de l’équipe du Parti Radical et de l’Alliance pour échanger, débattre et préparer notre projet pour 2012, Pour une France juste.
Vous trouverez ci-dessous le bulletin d’inscription et toutes les informations pratiques.
N’hésitez pas à nous joindre au 01 42 61 02 02 / radical@partiradical.net
Chère amie, cher ami,
Après le lancement officiel de l'Alliance républicaine, écologiste et sociale le 6 juin dernier à Epinay, qui a réuni plus de 3 000 personnes, j'ai le plaisir de vous convier à la 1ère Université de l'Alliance, les 10 et 11 septembre prochains, à la Grande Motte.
Cette Université d'été marquera une nouvelle étape pour notre Parti : nous entrerons dans la phase active de la préparation des présidentielles et des législatives de 2012. Notre Parti va devoir passer à la vitesse supérieure, démultiplier son activité sur l'ensemble des territoires et mettre en mouvement toutes ses ressources internes, intellectuelles, militantes et symathisantes.
Avec l'équipe nationale, nous allons avoir besoin de chacune et de chacun d'entre vous pour participer à ce grand temps fort de la vie démocratique française.
Dans cette perspective, l'Université d'été de la Grande Motte, que nous avons souhaité organiser cette année dans le cadre de l'Alliance, sera un grand moment d'échanges, de débats, d'ouverture et de rassemblement de toutes celles et de tous ceux qui se retrouvent dans cette nouvelle force politique de transformation sociale et de progrès, pour bâtir une France juste.
Aussi, je compte vivement sur votre engagement et votre présence les 10 et 11 septembre pour contribuer, ensemble à la réussite de notre rentrée politique.
Vous trouverez en pièce jointe, le bulletin d'inscription à l'Université d'été et en cliquant ici toutes les informations pratiques ainsi que le pré-programme.
Dans l'attente de vous retrouver, je vous souhaite un bel été.
Amitiés radicales.
PRE-PROGRAMME
Samedi 10 septembre
Samedi matin : Accueil et installation des participants
Réunion des instances des Jeunes de l’Alliance
13h : Déjeuner
14h – 18h : Ateliers et débats
18h30 – 19h30 : Activités sportives
20h30 : Barbecue et soirée
Dimanche 11 septembre
9h30- 12h30 : Matinée politique
12h30 : Déjeuner
Lire la suite "Université d'Eté de l'Alliance, 10 et 11 septembre 2011" »
Rédigé à 15h41 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Il est des moments dans la vie d’une nation où il est important de faire des choix. A nos yeux, la présidentielle de 2012 représente un jalon majeur dans la vie politique de notre pays. D’abord parce que les difficultés à venir sont nombreuses : aggravation de la crise économique mondiale, bouleversements géopolitiques dont l'issue reste plus qu'incertaine, accentuation par certains politiciens mal avisés des fractures qui divisent de plus en plus les français. La montée du front national est une illustration de la crainte qui s'est emparée de nombre de nos compatriotes. De même que la droitisation de l'ump n'est que le symptôme de l'essoufflement de la majorité qui avait cru dans la capacité de reforme et de rassemblement de Nicolas Sarkozy. Quand le PS se tourne davantage vers un passe fantasmé et une gloire mythique du front populaire aux 35 heures, beaucoup de français ne savent plus à quel saint se vouer.
Nous avons pourtant décide d'agir, de réagir autrement à cette situation en apparence bloquée, d'où le rêve, le souffle de l'espoir sont pour beaucoup absents. Nous avons fait le choix de l'engagement politique, nous avons choisi de soutenir Jean-Louis Borloo !
Ce n'est pas seulement parce qu'il est le seul à pouvoir apporter un changement a notre pays, pas uniquement parce qu’il est atypique et sympathique. Si nous avons choisi Jean-Louis Borloo c'est parce qu'il a fait ses preuves. Ce n'est pas le lieu de revenir sur son bilan à Valenciennes, au ministère de la ville, ou bien à la solidarité. Chaque jour des milliers de familles sans le savoir bénéficient de sa méthode qui réussit à mettre ensemble les français, toutes tendances politiques confondues souvent, pour lutter efficacement pour un mieux être commun. Si nous avons choisi Jean-Louis Borloo c'est parce qu'il ne s'est pas laissé séduire par les sirènes du pouvoir a tout prix et qu'il a su quitter l'UMP quand celle ci faisait les yeux doux a l'extrême droite, s'engageant sur le terrain glissant de la division. Ne pouvant plus influencer au sein du gouvernement une sensibilité politique qui nous parle, Jean-Louis Borloo a choisi d’ouvrir une nouvelle voie. Les attaques ne se sont pas fait attendre... Mais après tout le courage est une vertu, surtout quand il s'agit de défendre une cause juste, celle de notre nation, et de ses fondements: la république et ses valeurs Liberté, Egalite, Fraternité.
Nous pensons que le bouclier contre la montée de l'extrême droite en France, c'est justement cette force de proposition et de rassemblement dont Jean-Louis Borloo a fait preuve a maintes reprises, que le débat qu'il provoque ne peut qu'être positif. Nous croyons que les Français peuvent reprendre le contrôle de leur vie et de leur pouvoir d'achat. Nous ne croyons pas a la nouvelle vague d'endettement que nous promettent les socialistes, ni a la radicalisation extrémiste des frontistes et de ceux qui, par peur du changement se crispent sur l'autre et jouent avec le feu de la différence en agitant le spectre de l'insécurité. Nous refusons cette politique de repli que nous offres de telles perspectives qui nous entraînent dans la xénophobie et l’étroitesse d’esprit, défauts qui ne sont ni de notre culture ni de notre héritage.
Nous ne croyons plus aux conservatismes de droite ou de gauche qui ont montré les limites de leur savoir faire et qui conçoivent la politique comme la lutte d’un camp contre un autre, laissant à chaque fois 50% des français dans le désarroi. Nous pensons qu’il est temps de gagner ensemble.
Si toutes les énergies sont mobilisées vers un objectif commun - la sauvegarde de notre nation de nos valeurs, de notre richesse multiculturelle, de notre développement économique et social dans le respect de l'environnement - tout est désormais possible. Nous voulons redonner de l'air a notre vie politique, dépoussiérer les débats en se débarrassant des vieux démons, oxygéner les esprits pour ouvrir de nouvelles perspectives, être de nouveau fiers de l’image de la France. C'est pourquoi nous nous sommes engagés. C'est pourquoi nous soutenons Jean-Louis Borloo. Nicolas Sarkozy a fait son temps. Le PS ne propose rien et se contente de petits meurtres entre amis de l'ENA. En 2012, il faudra choisir un homme neuf, un nouveau président pour conduire la France.
Rejoignez-nous pour partager nos valeurs, et soutenir la candidature de Jean-Louis Borloo à l'élection présidentielle de 2012.
Veronique Lartigue
Présidente d'O comme Oxygène
Rédigé à 14h38 | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Le Maire, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, et la municipalité ont rendu hommage mardi 12 juillet à 15h à Gaston Garino, adjoint au Maire, décédé dans la nuit du 8 au 9 juillet dernier. 
Lors de cette cérémonie qui s’est déroulée dans la salle des colonnes de l’hôtel de ville, devant le cercueil recouvert du drapeau tricolore, le Maire a fait part de son immense tristesse ainsi que de celle des élus. « Son dévouement pour Puteaux, la longévité de son engagement et sa fidélité nous inspirent respect et admiration. Jusqu’aux derniers moments, il aura assumé ses fonctions, même au bord de l’épuisement, il continuait à venir remplir sa mission, son devoir d’élu. »
Joëlle Ceccaldi-Raynaud a par ailleurs ajouté que « durant 40 ans, il fut un élu de notre ville, 40 ans pendant lesquels il a participé, inlassablement, au développement de Puteaux et à la défense des intérêts des Putéoliens. » Lors de l’éloge funèbre, le Maire a notamment retracé son parcours personnel et professionnel atypique témoignant ainsi des nombreuses qualités de cet homme né en 1927 dans les Vosges.
La Ville conservera de Gaston Garino l’image d’un homme de cœur, d’action et de convictions.
Sources: site de la mairie de Puteaux: http://www.mairie-puteaux.fr/index.php?id=122&actu_id=2252
Rédigé à 13h34 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Alors que de nombreux putéoliens sont encore sous le choc de l'annonce du décès de m. Gaston GARINO, qu'ils pleurent un élu de grande valeur, un ami, un parent, un passionné de la vie, un conseiller municipal de Puteaux profite de ce moment douloureux pour donner libre cours à sa haine. Je ne ferai pas de commentaires, ce serait faire de la publicité à cet individu. Je vous laisse apprécier ces propos qui n'honorent pas le groupe "Alternance pour Puteaux":
Stéphane LEONI
Délégué de la 6ème Circonscription des Hauts-de-Seine du Parti Radical
Secrétaire-Général-Adjoint de la Fédération des Hauts-de-Seine du Parti Radical
Membre du COMité EXécutif du Parti Radical
Rédigé à 22h48 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Figure emblématique de Puteaux, Gaston Garino est décédé dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 juillet.
La Ville perd un homme de grande valeur, impliqué dans la gestion municipale pendant 40 ans. Homme d'expérience, ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, récipiendaire de la Légion d'Honneur, Gaston Garino était avant tout passionné par Puteaux, ses habitants, son histoire industrielle.
Son engagement au service des Putéoliens était total et sa grande connaissance de la commune était précieuse dans l'exercice de son mandat municipal et de ses fonctions d'adjoint au Maire délégué aux travaux, à la voirie et aux anciens combattants.
Afin d'honorer sa mémoire, un hommage solennel lui sera rendu mardi 12 juillet à 15h dans la salle des colonnes de l'Hôtel de Ville. Les obsèques auront lieu à 16h à l'Eglise Sainte Mathilde.
Le Conseil Municipal et l'ensemble des employés de la Ville se joignent au Maire pour adresser à sa famille, à ses proches et à ses amis leurs sincères condoléances.
(09 juillet 2011)
http://www.mairie-puteaux.fr/index.php?id=122&actu_id=2249
Gerald LAMBILLIOTTE, Conseiller Economique et Social, avait rédigé une biographie très fournie de Gaston GARINO:

4 MARS 2011
1971/2011
40 ans de Mandat à la Ville de Puteaux
Courage-Honneur-Loyauté
Le combattant de l'Injustice
C'était en1971, la campagne électorale avait été très éprouvante, un bastion de la fameuse
"ceinture rouge" était tombé , le parti communiste à cette époque était fortement implanté, cette victoire
allait permettre à notre Ville de se transformer et de quelle manière!.
A la proclamation des résultats, sur les escaliers de la salle des colonnes , l'internationale était reprise par
des centaines de communistes et socialistes qui tenaient tous une rose rouge à la main, nous étions une
vingtaine à peine sur les marches avec un porte voix qui ne couvrait pas les clameurs de la foule en colère,
CCR a été obligé de faire appel aux gardes mobiles pour faire évacuer la salle baïonnettes au canon,
Quelle époque, magnifique, ou le nom Victoire prenait toute sa dimension.
GASTON chante Jean Ferrat le 04/mars/2011
L'histoire de notre Ville a commencé le 04/03/1971, celle de Gaston GARINO également, une deuxième
naissance pour cet homme hors du commun.
Nous nous devions ,sa famille,ses proches,sesamis,de rendre hommage à Gaston GARINO , Maire-Adjoint de Notre Ville depuis 1977, dont la vie est un combat permanent ,
- 40 ans au service de la Municipalité,
- 40 ans au service des administrés,
- 40 ans de fidélité,
- 40 ans de loyauté,
- 40 ans d'amour porté à cette ville dont il connaît chaque recoin,il est intarissable sur son histoire.
C'est un homme d'exception aux multiples talents, c'est un exemple pour notre jeunesse ,pour nous tous, c'est un homme d'une grande tolérance, d'ouverture, c'est un humaniste !
J'ai eu la chance outre d'avoir des parents exceptionnels de rencontrer au cours de ma vie des hommes et des femmes d'exception , Gaston Garino en fait parti,de surcroît nous avons tissé durant ces quarante années des liens d'amitié très forts ,c'est un privilège d'être son ami , merci Gaston.
Gaston GARINO est un homme qui a plusieurs cordes à son arc, passioné d'art, principalement de la peinture,c'est un expert éclairé ,La Maisonde Camille qui va être inaugurée prochainement est un aboutissement de ses rêves, passionné d'écriture,il publie "Puteaux terre d'aviation ", il écrit égalemnt la Saga des De Dion Bouton qui est en
cours d'édition.
Pilote d'essai,metteur au point, chanteur, il sait tout faire et avec quel talent , outre d'être une légende vivante,
c'est un puits de connaissance.
On ne peut commémorer un tel anniversaire sans lever le voile sur une partie de sa vie toute aussi riche que surprenante .
Gaston GARINO est né en 1927 à EPINAL d'une mère lorraine et d'un père niçois.
Huit ans plus tard, a peine âgé de huit ans son père décède des suites de blessures reçues pendant la grande guerre de 1914/1918.Sa mère n'ayant pas de ressources fut obligée de se séparer de son fils, orphelin, il rentre en internat à MIRECOURT, établissement dirigé par le diocèse.
Le bruit des bottes nazies font trembler l'Europe, la déclaration de guerre est proclamée en 1939, Ce gamin de 12 ans, sans le vouloir encore est confronté à l'Histoire avec un grand "H" ,
1940, Gaston GARINO et ses camarades subit les vrais combats et les bombardements répétés de
l'aviation Allemande qui fonçe en piqué en affolant la population des vosges , ils miltraillent sas discernement dans un bruit d'enfer, les sirènes hurlent, il règne alors un climat de peur dans un décor dantesque composé de flammes, de maisons détruites, de cadavres jonchés au sol, de sang .
Avant que les troupes Allemandes entrentà MIRECOURT, Gaston GARINO quitte la ville à pied accompagnés par les soldats de l'armée française en déroute pour rejoindre EPINAL ou sa mère à un modeste appartement, mais la Ville d'EPINAL est à feu et à sang , c'est au sein d'une bataille furieuse que se livre les soldats, que Gaston GARINO arrive à l'appartement de sa mère qui est pillé, tout est cassé, spectacle de désolation, spectacle de trsitesse, d'horreur pour ce gamin de 13 ans .
Gaston GARINO assiste impuissant et contemple l'état de l'appartement de sa mère , il est entré non pas encore dans l'histoire mais dans l'horreur de la guerre.
Meurtri dans ses chairs et dans son âme, ce gamin de 12 ans reprend la route jonchée de débritis, de blessés hurlant à la mort , de cadavres , et sous la ronde incessante de ces oiseaus de proie en fer Il n'a certes que douze ans, nt et toujours sans discernement à semer la mort.
Il n'a certes que douze ans , mais déjà un sentiment d'injustice l'envahit, cela sera et est encore aujourd'hui son combat permanent mais ceci est une autre histoire.
Sur cette route; qui semble ne mener à nul part , des femmes et des enfants sont jetés, Cette vision cahotique, plein de désespoir va le conforter dans l'idée que seul un homme ne peut rien mais ensemble ....
Physiquement, Gaston GARINOfait beaucoup plus que son âge, il est grand , athlétique, puissant, il aide au cours de sa longue route les gens en difficulté qui lui demandent secours , il est recueilli par la Croix Rouge au mois d'août 1940 puis dirigé vers la Suisse .
En décembre de la même année, sa mère est retrouvée à Paris chez une parente.
Gaston GARINO rejoint Parisou ils sont interdits de séjour y compris à NICE, ils obtiennent un statut de réfugié.
Gaston GARINO continue ses études primaires et passe brillamment son Certificat de Fin d'Etudes Primaires avec mention, mais sa mère n'a pas d'argent, il faut survivre, fort heureusement, une loge de concierge leut ait proposée , les voilà installés au 15 rue de la Goutte d'Or dans un immeuble occupé par des artisans juifs.
Le 21 Août 1941, à huit heures du matin, Gaston GARINO fait la queue à un magasin proche du métro BARBES, lorsque soudain, se produit une débandade venant de la station de Métro, un ALLEMAND a été tué, Gaston GARINO n'a pas de papiers, il s'enfuit et en même temps outre le sentiment d'injustice qui est au plus profond de leui même, il prend conscience, à ce moment là, que l'on peut entreprendre une action contre l'envahisseur Allemand.
Gaston GARINO cherche, en vain du travail, ll veut être mécanicien, il va dans toutes les usines , à la LORRAINE à Argenteuil , chez MORANE SAULNIER à Puteaux ou il reste deux mois, mais il quitte cet emploi du fait que les trajets sont trop longs.
L'ami de sa mère, Alain LE CORRE , qui est recherché par la police à cause de l'assassinat d'un officier allemand commis par deux inconnus au Parc Monceau alors qu'il était gardien de square , fait entrer Gaston GARINO à la STA, société qui travaille pour la SNCF à la gare de la Chapelle ou il va tirer une charrette à bras à deux roues pour livrer les colis dans les rues de Monmartre.
Gaston GARINO y fait la connaissance de Maurice GLEZE, l'ami de charles TILLON et l'imprimeur de "FRANCE D'ABORD" installé rue des Cloys dans le 18ème arrondissement de Paris .
Maurice GLEZE, CharleS TILLON, vont jouer un grans rôle dans la vie de Gaston GARINO jusqu'à son arrestation et à sa déportation.

Par le biais de la STA, Gaston GARINO est contacté par les cheminots pour "faire quelques coups", déposer des colis à des endroits "indiqués, distribuer des tracts, mettre de l'abrasif dans les réserves d'huile des roues de wagon.
Lors de la rafle du 15 Juillet 42, Gaston GARINO a quinze ans, sa mère a été avertie la veille par un locataire qui travaillait à la TRCP , que les allemands avaient réquisitionné les bus du dépôt de Charlebourg avec mise en route à quatre heures du matin le 15.
Ils ont fait en sorte que la mère , le fils, et les juifs de leur immeuble ne soient arrêtés.
" La RESISTANCE" les a pris en charge après l'opération.
Pour la petie histoire, après la guerre , Gaston GARINO a retrouvé une jeune fille juive qui l'a invité à son mariage.
Gaston GARINO continue sa grande aventure en effectuant des sorties sous les bombardements pour localiser les parachutistes, rechercher les morts et des blessés dans les décombres, ou dans le Métro à Boulogne qui s'était effondré, des dizaines de morts étaient sous les décombres.
Un matin, ne sachant pour quelles raisons, il est mis à la pOrte de la STA, il continue son parcours professionnel en faisant un stage d'electricien au Palais de l'Elysée, il ne reste pas, il souhaite faire un apprentissage de mécanique, Gaston GARINO est dirigé vers une entreprise de la Rue des Petits Champs à Paris, qui fabrique des moteurs pour les modèles réduits.
Les dirigeants de la résistance ( DRUMONT) lui demandent de s'inscrire aux secouristes afin de pouvoir circuler la nuit, et pendant les alertes, ce qui était bien pratique pour organiser des rencontres.
Avec d'autres jeunes, ils devaient éxchanger des faux tickets d'alimentation contre des vrais, pour nourrir les réfractaires et les résistants.
en 1943, Gaston GARINO âgé de 16 ans est dénoncé, arrêté et mis en cellule au commissariat de la Rue Doudeauvuille, malgré une séance musclée, il garde le silence, il est mis quelques jours en prison, relâché en attendant le procès.
Après la plaidoirie de son avocat et les témoignanges des soeurs de Saint Charles, faute de preuves sinon la dénonciation, il est acquitté.
A la suite de cette aventure qui aurait pu tourner en tragédie, le responsable FTP , le colonel DRUMONT demande à sa mère son accord pour qu'il parte en province.
Elle marque son accord et avec un certificat médical de complaisance, Gaston GARINO est envoyé à BAYEUX à l'hôtel du Lion d'Or dans la "gueule du loup " , siège de l'organisation TOOD, constructeur du mur de l'atalantique et siège de l'état major allemand.
Il est muni d'un certificat d'embauche comme "garçon de cour", ce qui lui permet de circuler librement dans l'hôtel où se tiennent toutes les réunions.Son rôle réel est de ramasser tous les papiers ou documents possibles , les cacher sous l'escalier de l'étable située en dehors de l'hôtel pour qu'un agent de la résistance vienne les récupérer.
Un jour de Septembre, il est surpris près de cette étable par un soldant allemnad qui gardait à proximité un dépôt de munitions, l'allemnand tire sans faire de sommations, Gaston GARINO par miracle n'est pas touché par les balles et s'enfuit à toutes jambes.
Un peu plus tard, il rentre à l'hôtel en avertissant le propriétaire, monsieur BESSIERE pense qu'il est plus prudent pour Gaston GARINO de regagner Paris .
C'est avec un certificat de travail en bonne et dûe forme signé par le Maire de BAGNEUX qu'il regagne PARIS.
Après le bombardement de La CHAPELLE, fin Avril 1944, Gaston GARINO repart en Normandie pour accomplir plusieurs missions, il retourne à BAGNEUX, puis reviet au Mansavec une voiture volée aux allemands qu'il cachait en attendant des jours meilleurs.
En Août 1944, il revoit le Colonel DRUONT et reste avec lui, ils repartent le 18 Août pour Paris .
Dans le livre " Joseph et les hommes de Londres " de Pierre DURAND " édité chez le temps des cerises, il est évoqué un événement fort de la vie de résistant de Gaston GARINO .

Je cite l'auteur :le 18 Août, il regagne la France et rejoint immédiatement l'état major de la région "M" , il rend compte de sa mission.Il décide de gagner Paris pour y rencontrer l'état major National des FFI et les membres du COMAC ( Comité Militaire d'action du Conseil de national de la Résistance), le 24 Août, peu avant Chartres, la voiture Allemande ( volée) dans laquelle a pris place le Colonel DRUMONT et que conduit son chauffeur Gaston ( GARINO) est dépassée par des pelotons de chars de reconnaissance de la 2ème DB.
Le Colonel DRUMONT décide de s'intégrer au sein de ces colonnes de char.
La colonne s'arrête brusquement dans un grand bruit de ferraille, un général s'approche, c'est LECLERC, assez étonné d'avoir une voiture civile Allemande au milieu de ses tanks.DRUMOND descend, salue, se présente.LECLERC lui conseille la prudence, Paris n'est toujours pas libéré, lui dit-il, nous sommes accrochés près d'ANTONY.
Dans la soirée, Antony est atteinte.Les canons tonnent , un commandant manchot s'approche et demande à DRUMONT s'il peut mettre à sa disposition quelques hommes des FFI qui seraient chargés de guider les inutés de reconnaissance à travers rues et jardins en vue de prendre à revers les canons allemands en position à la Croix de Berny.
DRUMONT , bien qu'en terrain inconnu réunit quelques hommes , il se rend au PC du groupement ou il rencontre le futur général BILLOTTE qui commande les unités. DRUMONT lui remet les FFI sous le regrard ravi du commandant manchot.
le 25 Août au matin, le colonel DRUMONT accompagné de son chauffeur Gaston intègre le groupement conduit par BILLOTTEet pènètre dans Paris où les FFI, commandés par le Colonel ROL-TANGUY, qui recevra avec le généal LECLERC la rédition du général von SCHOLITZ, commandant en chef des forces allemandes dans la Capitale, livrent leurs derniers combats.
DRUMONT conduit par Gaston quite BILLOTTE à Denfert-Rochereau. A hauteur de Pont-Royal , la voiture est prise sous un feu de mitrailleuse, DRUMONT demande à Gaston de foncer, il fonce , une barricade de FFI barre la route, les FFI interloqués de voir un colonel à brassard FFi de l(armée française indique à DRUMONT ou se trouve l'état major des FFI , c'est àdire au Ministère de la Guerre..
Gaston GARINO participe à toutes les actions de résistance ainsi qu'à la Libération de Paris, il continue de combattre après le 25 Août avec le 16ème bataillon et poursuit sa progression jusqu'à METZ.
Il termine la Guerre en menant les combats de la poche de l'Atlantique , il participe à la Libération de ROYAN et au débarquement dans l'ile d'Oléron.

Documents de Gaston Garino
Rédigé à 17h32 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
| lun. | mar. | mer. | jeu. | ven. | sam. | dim. |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 |