Années 50-60 : les racines.
Jean-Louis Borloo est né le 7 avril 1951 à Paris. Son grand-père maternel était ouvrier chez Citroën, sa grand-mère paternelle, d’origine bretonne, était domestique, et sa mère d’origine corse a été présidente des Fédération française des équipes Saint-Vincent-de-Paul. Son père Lucien, autodidacte, obtient la Croix de Guerre dans les Commandos en 39-45.
Scout durant de nombreuses années, ses camarades remarquent surtout son côté débrouillard et son sens de l’organisation et de l’entraide. Durant son adolescence, il se passionne très tôt pour la philosophie et l’histoire, en parallèle d’une profonde passion pour la mer. Il accomplira cependant son service militaire dans l’aviation.
Marié depuis 2005 à Béatrice Schönberg, il est le père de quatre enfants.
Années 70 : un étudiant atypique.
Dans un éclectisme atypique pour l’époque, après une année d’hypokhâgne décidée par son lycée, Jean-Louis Borloo obtient une double licence en droit et en philosophie, puis des licences en histoire et en sciences économiques. Obtenant le MBA de HEC-ISA, il passe par l’université de Manchester en programme d’échange. Jean-Louis Borloo obtient le diplôme du barreau de Paris au début des années 80.
Années 80 : l’avocat du sauvetage des entreprises en difficulté et la naissance de la « méthode Borloo. »
Devenu avocat au barreau de Paris, Jean-Louis Borloo fonde un cabinet spécialisé dans le sauvetage des entreprises en difficulté, en particulier les petites et moyennes entreprises. Ces dernières font très vite fortement appel à ses services du fait de sa double expertise en droit et en finance : à l’époque, un tel cumul n’est pas encore entré dans les mœurs, de sorte que la norme est encore de distinguer strictement le droit, relevant de l’avocat, de la finance, relevant de l’expert-comptable. Il se forge une réputation de rigueur méthodologique et de soin du détail qui amènera sa clientèle à parler de « méthode Borloo, » marque de fabrique inspirée de la démarche scientifique qui se retrouvera dans son engagement politique. Le Conseil de l’Ordre débattra d’ailleurs de l’acceptabilité de sa politique hétérodoxe de recrutement, consistant à s’entourer de jeunes ingénieurs.
Ses clients lui demandent tout à la fois de préserver leur société, de protéger leur situation financière personnelle et de préserver l’emploi de leurs salariés, démarche globale dont il conservera l’esprit comme ministre de la Cohésion sociale. Jean-Louis Borloo développe une expertise de haut niveau dans la recherche de financements pour les entreprises, au point d’enseigner le sauvetage des entreprises en difficulté à l’ISA. Il publie à cette époque « le Guide pratique de subsidologie », consacré aux méthodes utilisées pour ces démarches et co-écrit avec son confrère Gérard Proutheau.
1986-1991 : l’avocat du sauvetage d’un club de football.
De nombreuses entreprises clientes de son cabinet sont implantées dans le Valenciennois, ancienne région phare de la sidérurgie et du textile frappée par la désindustrialisation. Jean-Louis Borloo compte alors parmi ses relations professionnelles le syndic de l’USVA, club de football de Valenciennes ayant connu son heure de gloire dans les années 60 avec deux troisièmes places en première division du Championnat et deux demi-finales de la Coupe de France. Le club étant menacé d’une liquidation imminente, elle lui demande de trouver en urgence un repreneur : à 35 ans, il décide d’être ce repreneur et en devient président.
Motivé d’abord par le fait que le club soit un levier d’insertion pour les trois cents jeunes de cette région sinistrée qui participent à ses activités, Jean-Louis Borloo redresse sa situation financière et recrute comme entraîneur Georges Peyroche, ancien joueur de l’équipe de France. Alors que l’USVA s’orientait en 1986 à la fois vers la liquidation et la descente en National 1, le club frôle deux fois le retour en première division et les sponsors reviennent.
1989 : l’engagement pour Valenciennes avec la société civile.
Frappé par la crise profonde que traverse la région et sollicité par nombre de Valenciennois, Jean-Louis Borloo décide à 38 ans de s’engager aux élections municipales. Se présentant sans étiquette, il compose sa liste d’habitants sans engagement politique antérieur et représentatifs de la diversité de la ville, du chirurgien au chômeur en passant par le boucher. C’est à cette époque qu’il écrit le Val des Cygnes, roman autobiographique décrivant son engagement de plus en plus profond à Valenciennes au travers de ses rencontres : il déclarera plus tard sur le plateau de France 2, le jour de ses 60 ans, que Valenciennes « l’a sauvé, ».
Focalisant sa campagne sur les problèmes concrets de la population, son implication directe dans un effort collectif et la recherche de solutions innovantes, il impulse une émulation et un enthousiasme collectif dont la persistance sera le principal levier de son action de maire. La confrontation avec les forces politiques installées de longue date est particulièrement dure, ces dernières se coalisant de facto contre lui au fur et à mesure de sa progression dans les sondages. Créditée de 6% d’intentions de vote quatre mois avant le scrutin et annoncée à 24% la veille du premier tour, sa liste atteindra 45% au premier tour et 76% au second. En 1995 et en 2001, toujours sans étiquette, il sera réélu au premier tour avec plus de 63% des voix.
1989-2002 : l’avocat du sauvetage de Valenciennes par le rassemblement transpartisan, la culture, le numérique, les grands travaux et les financements.
Elu peu de temps après député européen comme partenaire indépendant de la liste UDF de Simone Veil, Jean-Louis Borloo obtient que les trois arrondissements du Nord comptent parmi les plus aidés par les fonds structurels européens à partir de 1993. Plus largement, il développe une stratégie de financements multiples des projets de la ville et y forme son équipe municipale, générant de nouvelles marges de manœuvre.
Ayant déjà fédéré les habitants de Valenciennes par-delà les clivages traditionnels, il s’attache à rassembler les communes de la région valenciennoise, en s’appuyant sur un rassemblement transpartisan allant des élus de droite jusqu’aux élus communistes. Avant la loi rendant progressivement ces dispositifs obligatoires, il innove en rassemblant ces communes dans l’Association pour le Développement du Valenciennois, prélude à la future Communauté d’agglomération de Valenciennes-Métropole dont il sera élu président à la quasi-unanimité, toutes tendances politiques confondues. Il conservera d’ailleurs cette fonction une fois ministre jusqu’en 2008.
Faisant le pari de l’intégration par la culture, Jean-Louis Borloo crée un festival du film d’action et d’aventure et fait construire le théâtre Le Phénix, qui obtient le label de scène nationale. Il fait également réhabiliter le musée des Beaux-Arts, deuxième collection au monde de peintures flamandes après le Louvre, et lui fait ajouter une crypte archéologique.
Il encourage la création numérique et l’équipement de la commune en nouvelles technologies, à tel point que Valenciennes devient la première ville numérique de sa région.
Parallèlement, Jean-Louis Borloo lance un programme de grands travaux baptisé Cœur de Ville, ignorant encore qu’il s’agit du laboratoire de sa future politique de rénovation urbaine. Bâti sur l’idée de redessiner les quartiers et de repenser la vie de leurs habitants plutôt que sur les seuls objectifs de quantité d’habitat, et faisant le pari qu’il est possible de construire du beau même pour les logements des plus défavorisés, ce programme prévoit notamment davantage de logements en résidence, dont une part de logements sociaux, et la reconstruction totale du centre de Valenciennes, le Centre Place d’Armes. Ces travaux seront achevés en même temps que ceux installant un tramway, en 2006.
De bout en bout, ses politiques sont caractérisées par l’implication directe des habitants, tout particulièrement de la société civile locale, et par le souci de former ses équipes à des méthodes de réforme innovantes. En 1996, le magazine Le Point le classe parmi les quinze meilleurs maires de France : décidant de le ranger dans la catégorie des maires de droite bien qu’il soit sans étiquette, il l’y classe premier. En déclin démographique depuis les années 60, Valenciennes repasse la barre des 40.000 habitants dans les années 90.
Sa vision, sa méthode et sa capacité à créer l’élan ont été le moteur du dynamisme pérenne du valenciennois jusqu’à ce jour.
1992 : après avoir réussi une alliance transpartisane aux élections régionales, refus de gagner avec les voix du Front national.
Publiant avec Daniel Carton De l’Oxygène !, livre d’entretiens avec Daniel Carton, journaliste au Monde, Jean-Louis Borloo donne ce nom à la liste sans étiquette qu’il décide de présenter aux élections régionales dans le Nord pour le Nord-Pas de Calais. Il obtient 12.5% des voix et fédère autour de sa candidature à la présidence un « noyau dur de rénovation » d’élus de sa liste indépendante, d’élus écologistes, et de renforts venus de la droite comme de la gauche. Lors du vote des conseillers régionaux, il refuse cependant de remporter la présidence avec les voix des élus du FN, ce qui permet à la candidate soutenue par la gauche, moyennant un complexe chassé-croisé de ralliements, de l’emporter.
En 1998, il sera à nouveau tête de liste dans le Nord pour les élections régionales. Cette fois candidat de l’UDF, il bat la liste de droite RPR-DL et se classe second derrière la liste de gauche sortante. L’alliance du centre et de la droite ne pouvant pas emporter la présidence de la région sans accepter les voix des élus du FN, il ne présente pas sa candidature.
1993-2002 : l’un des deux seuls députés de l’opposition ayant approuvé le droit de vote des immigrés aux élections municipales.
Elu sans étiquette député de la 21e circonscription du Nord, réélu en 1997 et en 2002, Jean-Louis Borloo est notamment vice-président de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République. En 1998, il participe à la commission d’enquête parlementaire sur l’activité et le fonctionnement des tribunaux de commerce.
En 2000, il est avec Gilles de Robien le seul député de l’opposition à approuver la proposition de loi des Verts visant à accorder le droit de vote aux étrangers non issus de l’Union européenne lors des élections municipales. Adoptée par l’Assemblée nationale, le Sénat refusera de l’inscrire à son ordre du jour.
1990-2002 : une triple identité écologiste, humaniste et républicaine.
Jean-Louis Borloo cofonde Génération Ecologie en 1990, notamment aux côtés de Brice Lalonde, Haroun Tazieff et Noël Mamère. Au fil des ans, il se rapproche de l’UDF : déjà participant indépendant à la liste de Simone Veil pour les élections européennes de 1989, député apparenté à la formation en 1997, il décide d’adhérer en 1998 à la Nouvelle UDF et en devient porte-parole en 2001.
Dans le contexte du 21-Avril, il soutient Jacques Chirac au second tour de l’élection présidentielle. Appelé à entrer au gouvernement au ministère de la Ville, probablement du fait de son bilan sur le terrain à Valenciennes, il décide de quitter l’UDF pour l’UMP. Dès 2005, il choisit d’affirmer davantage sa sensibilité centriste au sein de la majorité en quittant l’UMP pour le Parti Radical, parti associé à l’UMP dont il devient co-président, puis président en 2007.
2002-2004 : le réinventeur de la politique de la ville.
Avant son entrée au gouvernement, Jean-Louis Borloo avait publié Un homme en colère, livre décrivant le parcours du combattant que représente la multitude d’organismes auprès desquels il a fallu, comme maire, constituer de multiples dossiers et entreprendre des démarches redondantes, au point de créer une complexité et des paralysies qui ralentissent ou bloquent la rénovation urbaine sur le terrain.
Nommé ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine, Jean-Louis Borloo fait voter le 1er août 2003 la loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine dite « loi Borloo » qui redéfinit considérablement la politique de la ville tout en s’inspirant des méthodes de Valenciennes. La feuille de route s’articule autour d’axes majeurs: - la rénovation urbaine avec la création d'un programme national de grande ampleur qui prévoit de profondément rénover le parc de logement locatif social, en construisant et réhabilitant afin de scinder les grands ensembles en plusieurs entités indépendantes et résidentialisées (création de formes d’habitat nouvelles : petits collectifs, maisons de ville), afin surtout d’améliorer la qualité de vie des habitants et l’image de leur quartier et ce au moyen d'un nouvel outil de financement, l'Agence nationale de rénovation urbaine ANRU, grand « guichet unique » destiné à centraliser la réception des dossiers et les financements et de traiter beaucoup plus vite les demandes pour les quartiers les plus défavorisés. Il entreprend à cette fin un profond travail de négociation avec les partenaires sociaux et les acteurs du logement social, tout particulièrement les organismes HLM dont il obtient qu’une partie des financements rejoigne celui de la nouvelle agence. -S’y ajoutent une accélération du développement économique des quartiers de la politique de la ville avec l’ajout de 41 nouvelles zones franches urbaines et des incitations fiscales accrues pour l’installation des entreprises, ainsi que la création d'un Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS). -Enfin, la procédure de rétablissement personnel inspirée de la faillite civile d’Alsace Moselle (offrant une seconde chance aux personnes surendettées du fait d’un « accident de la vie » tel que chômage, veuvage, divorce ou maladie).
2004-2007 : l’artisan de la cohésion sociale.
Puis, en tant que ministre du Travail et de la Cohésion sociale, partant du constat que trop longtemps avait prévalu une approche cloisonnée et morcelée des problèmes, Jean-Louis Borloo met en place un plan de cohésion sociale en 20 programmes qui sera largement soutenu par les parlementaires de la majorité mais aussi de l’opposition, le but de ce plan étant d’agir simultanément sur tous les leviers capables d’endiguer l’engrenage mettant en péril la cohésion du pays (chômage persistant de longue durée, chômage des jeunes, accroissement du nombre d’exclus, crise du système éducatif à certains endroits, crise du logement, délitement des quartiers défavorisés, discrimination..). Etait adoptée au travers de ce plan une démarche inédite consistant à traiter ensemble les grands problèmes autour des trois piliers fondamentaux que sont : l’emploi , l’accès au logement et l’égalité des chances.
En matière d’emploi, son plan revalorise et aide financièrement la formation en alternance et l’apprentissage, crée des passerelles d’accès à l’emploi public pour les plus défavorisés, soutient la création d’entreprises par des chômeurs, et crée de multiples nouveaux contrats aidés ciblés, dont le contrat d’avenir. Jean-Louis Borloo lancera aussi l’idée de simplification des contrats aidés existants pour les personnes en difficulté dans le but que les bénéficiaires de minima sociaux exercent une activité ou se forment en contrepartie d'un revenu revalorisé. Ce mécanisme, qui veut pour l'essentiel faire revenir les personnes les plus éloignées de l’emploi en entreprise, avait été mis en place sous le nom de « programme Jéricho » à Valenciennes dès 1993 ; ce sera un dispositif précurseur du RSA activité mis en place en 2009. L'esprit est le même : rompre avec la culture d'assistanat.
Enfin, Jean-Louis Borloo encourage également le service à la personne grâce au chèque emploi service universel, qui génère un nombre considérable de nouveaux emplois et en fondant l’Agence des Services à la personne.
En matière de logements, il relance la construction massive de logements sociaux, mobilise le parc privé pour y installer des logements privés à loyer maîtrisé, et crée de nouvelles places d’hébergement d’urgence avec des conditions d’accès facilitées qui préfigurent le droit au logement opposable. De nombreux dispositifs sont toujours en vigueur comme par exemple le dispositif dit ‘’Borloo populaire’’ publié en aout 2006, mesure d’incitation fiscale destinée à favoriser l’investissement immobilier locatif social.
En matière d’égalité des chances, le plan dont sera issu une loi, dote l'action publique d'instruments adaptés aux nouveaux besoins : Jean-Louis Borloo crée des équipes de réussite éducative pour accompagner les enfants en grande fragilité dès la maternelle, des guichets uniques d'accueil pour les bénéficiaires de droits sociaux, il réforme la dotation de solidarité urbaine pour la cibler sur les territoires les plus en difficulté. Enfin, il crée une autorité indépendante, la Halde chargée de lutter contre toute forme de discrimination.
En matière d’intégration, il fusionne les services de l’Office des migrations et ceux du SSAE pour créer l’agence nationale de l'accueil et des migrations ; puis la loi de cohésion sociale, pour fédérer les moyens humains à l’instar de l’agence de rénovation urbaine, fonde l'agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances.
2007-2010 : le maître d’œuvre du Grenelle de l’environnement et promoteur de « l’économie verte. »
Ministre d'État, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire puis de la Mer, numéro 2 du Gouvernement, Jean-Louis Borloo est à la tête du premier grand ministère transversal du développement durable. Au-delà de cette appellation, il est également en charge des secteurs des transports, du logement, de l’urbanisme, des technologies vertes et des négociations climatiques. Sous son impulsion, la création et la mise en mouvement de ce grand ministère conduit à une véritable réforme de l’Etat, avec la fusion de nombreuses directions et leur réorganisation autour de grands domaines transversaux.
Jean-Louis Borloo orchestre le « Grenelle de l’environnement », vaste processus totalement inédit de démocratie participative réunissant toutes les parties prenantes de façon équilibrée : Etat, élus des territoires, associations de protection de l’environnement, représentants des employeurs et agriculteurs, représentants des salariés. A l’issue de 4 mois de travaux intenses au sein de 8 groupes de travail, de 19 « Grenelle régionaux », de nombreuses consultations d’organismes divers et des forums de discussion sur Internet, il négocie avec les parties prenantes un ensemble de 268 engagements pris de façon consensuelle pour contribuer à modifier le modèle de développement de la France en vue de le rendre plus soutenable et précurseur dans de nombreux domaines. Dans la foulée, 34 chantiers opérationnels sont lancés pour favoriser leur mise en œuvre. Tous les champs sont concernés : bâtiment, énergie, recherche, transport, urbanisme, biodiversité et ressources naturelles, mer, agriculture, santé-environnement, déchets, consommation, éducation, gouvernance, etc… Nombre de ces engagements trouvent leur traduction dans les lois de finances dès la LFR 2007 et dans différents textes législatifs sur les OGM ou la responsabilité environnementale, mais surtout dans les deux grandes lois emblématiques Grenelle 1 (votée à la quasi-unanimité des parlementaires des deux chambres : 838 « pour » et 4 « contre ») et Grenelle 2. Dans l’ordre constitutionnel, le Conseil Economique et Social devient Conseil Economique et Social et Environnemental.
En 2009, il lance et conduit avec le même succès le « Grenelle de la mer » qui implique très fortement toutes les collectivités d’Outre-mer et débouche sur 137 engagements pris par les parties prenantes.
L’action ainsi conduite dans un cadre nouveau et selon un processus novateur a sérieusement engagé la mutation de la France vers un modèle de développement durable articulé autour d’une économie et une croissance « vertes ». Elle a aussi permis à la France, lors de sa présidence de l’Union Européenne, de convaincre les « 27 » d’adopter le « paquet climat-énergie » et sa règle des « 3x20 » à l’horizon 2020 (20% de réduction des émissions de gaz à effet de serre, 20% d’énergies renouvelables et 20% de gain d’efficacité thermique). Cet accord reste à ce jour et en la matière, le seul accord ambitieux et contraignant dans le monde. Le crédit ainsi acquis et l’action diplomatique intense conduite tout au long de l’année 2009 par Jean-Louis BORLOO, avec notamment la promotion de son « Plan Justice-Climat » fondé sur la solidarité entre pays riches et pays pauvres et le développement des énergies renouvelables dans les pays les moins avancés, a permis à la France de jouer un rôle majeur au sommet de Copenhague en décembre 2009 et par la suite dans les négociations relatives à la protection des forêts tropicales ainsi que dans l’obtention de la décision des Nations Unies de créer l’IPBES, le « GIEC de la biodiversité » (Nagoya - octobre 2010), pour œuvrer à la sauvegarde de la biodiversité et des espèces menacées et au partage des avantages liés aux ressources génétiques.
Depuis 2010 : Figure de proue d’un nouveau rassemblement politique.
Le choix politique du Président de la République ne s’étant pas porté sur le projet de gouvernement de Jean-Louis Borloo, celui-ci, tout naturellement décline son maintien au sein du Gouvernement.Il entame un rapprochement avec les sensibilités de la majorité ne se reconnaissant plus suffisamment dans la ligne gouvernementale.
En 2011, les premières sensibilités rassemblées obtiennent le retrait du projet de déchéance de la nationalité préparé par le gouvernement. Par la suite, interrogé quant au débat sur la laïcité, il affirme que « la laïcité ne doit pas être comme un revolver braqué sur l’islam » et appelle à cesser de stigmatiser l’islam de France. Le lendemain de la poussée du FN au premier tour des élections cantonales, au nom de ces mêmes sensibilités, il refuse la position ‘‘ni FN ni PS’’ de Nicolas Sarkozy et appelle à faire barrage au FN y compris en votant PS en cas de duel entre ces formations, déclarant qu’« il y a des moments où il ne peut pas y avoir d’ambiguïtés. »
Avril 2011 :
Jean-Louis Borloo est l’invité de la dernière de l’émission politique A vous de juger, sur France 2, où il évoque pour la première fois la perspective d’une candidature à l’élection présidentielle de 2012 le jour même de son soixantième anniversaire.
Juin 2011 :
Jean-Louis Borloo crée l’Alliance Républicaine Ecologiste et Sociale.
Jean-Louis Borloo a été l'initiateur et le créateur de L'ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) avec comme l'objectif suivant : Redonner toutes leurs chances aux quartiers fragiles. C'est le chantier du siècle !
Transformer de manière durable les quartiers les plus en difficulté de notre pays, leur donner une nouvelle chance, améliorer en profondeur les conditions de vie des habitants qui y vivent, près de quatre millions, c’est l’ambition du Programme National de Rénovation Urbaine.
Quartiers périphériques ou de centre-ville, ils ont longtemps été délaissés ; ils concentrent des difficultés urbaines, sociales et économiques. Grâce à des moyens d’une ampleur jamais égalée, la rénovation urbaine pilotée par l’ANRU est en train de changer le visage des quartiers. Une nouvelle attractivité est possible, un nouvel espoir pour tous ceux qui y vivent et qui y travaillent.
Défini par la loi n° 2003-710 du 1er août 2003 d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, le Programme National de Rénovation Urbaine est le « chantier du siècle » initié par Jean-Louis Borloo :
- 530 quartiers rénovés à l’horizon 2013, dont 189 désignés comme prioritaires
- des logements neufs ou rénovés, diversifiés dans leur statut et leur densité
- des rues remises à neuf ou modifiées, dotées d’éclairage et de mobilier urbain
- des espaces et des équipements publics rénovés ou créés
- des commerces de proximité redynamisés et multipliés
- des actions concrètes en faveur du développement économique et de l’emploi local, de l’éducation et de la culture
- des partenariats nationaux et locaux, publics et privés, qui permettent de financer au total plus de 40 milliards d’euros de travaux.
Les vidéos ci-contre montrent des exemples de témoignages d'habitants des zones concernées et d'acteurs des rénovations qui y ont été effectuées.



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